Welcome to Fabulous Las Vegas sign
Le panneau dit Las Vegas — mais vous êtes à Paradise, et la seule chose que cette ville ne change jamais, c'est son habitude de tout changer.
Key facts
- Le panneau « Welcome to Fabulous Las Vegas » a été dessiné en mille neuf cent cinquante-neuf par Betty Willis, avec Western Neon ; elle ne l'a jamais déposé — elle disait en avoir fait cadeau à la ville — et c'est pourquoi on le retrouve sur des souvenirs partout. Il est inscrit au Registre national des lieux historiques depuis deux mille neuf et fonctionne à l'énergie solaire depuis deux mille quatorze.
- Le panneau, comme la plus grande partie du Las Vegas Strip, se trouve dans la commune non constituée de Paradise, dans le Nevada — pas dans la ville de Las Vegas. Les milieux des casinos l'ont créée en mille neuf cent cinquante, surtout pour échapper aux impôts et à l'annexion de la ville ; la limite municipale passe le long de Sahara Avenue.
- L'aéroport Harry Reid International — rebaptisé en décembre deux mille vingt et un, il s'appelait McCarran — se trouve juste à l'est du panneau, et ses terminaux sont remplis de machines à sous, environ mille trois cents, qui accueillent les voyageurs dès la porte d'arrivée.
- Le Las Vegas Strip, c'est environ six kilomètres de Las Vegas Boulevard, où les complexes hôteliers ont été démolis et reconstruits encore et encore — toute l'idée de cette visite : ici, la seule constante, c'est la réinvention.
Narration transcript
Regardez droit devant vous : quelques mots d'Amérique à l'état pur, qui brillent dans un losange argenté au-dessus du terre-plein — WELCOME TO FABULOUS LAS VEGAS. Avant de démarrer, un mot sur le fonctionnement de cette visite. La narration se lance toute seule, sans les mains ; l'écran, lui, est pour votre passager, ou pour le parking. Jamais pour le conducteur. Gardez les yeux sur la route, et laissez la voix faire tout le travail.
Maintenant, le panneau. Betty Willis l'a dessiné en mille neuf cent cinquante-neuf, et voici le plus beau : elle ne l'a jamais déposé. Elle disait en avoir fait cadeau à la ville — et c'est précisément pour ça qu'on le retrouve sur chaque tee-shirt, chaque verre à shot et chaque magnet du Nevada. Il est inscrit au Registre national des lieux historiques, et depuis deux mille quatorze, il fonctionne à l'énergie solaire.
Voici le premier tour que le désert vous joue : le panneau dit Las Vegas, mais vous n'êtes pas à Las Vegas. Vous êtes dans une commune qui s'appelle Paradise — une commune que les patrons de casinos ont fait sortir de terre en mille neuf cent cinquante, pour échapper aux impôts de la ville. La plus grande partie du Strip n'est pas du tout dans la ville.
Et derrière vous, c'est l'aéroport, où les machines à sous commencent dès la porte d'arrivée — environ mille trois cents, qui vous attendent avant même la récupération des bagages. On l'a rebaptisé Harry Reid International en deux mille vingt et un ; les habitués, eux, disent toujours McCarran.
Alors voici l'idée des deux prochaines heures, ce que la plupart des gens ne voient pas de cette ville. La seule chose que Las Vegas n'a jamais changée, c'est son habitude de tout changer. Cette rue s'est fait sauter et s'est reconstruite à peu près tous les vingt ans, et la moitié de ce que je vais vous montrer, c'est l'emplacement de quelque chose qui a déjà disparu.
On la parcourt en une seule ligne droite, du sud vers le nord. Pour commencer, sortez du parking sur les voies qui descendent vers le sud, faites demi-tour à Sunset Road, juste devant, et remontez vers le nord sur Las Vegas Boulevard — on va le suivre sur toute la longueur du Strip. En premier, sur votre gauche, ces tours bronze et or qui accrochent le soleil : le Mandalay Bay.